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De Bandung à Gaza : Résistance des peuples et solidarité internationale

Omar Benderra – Algeria-Watch – 22 mai 2025 

À la mémoire de Hocine Aït-Ahmed, leader de la délégation du Front de Libération Nationale à Bandung en avril 1955 

La conférence de Bandung est incontestablement le marqueur politique majeur dans le temps long du mouvement d’émancipation des peuples du sud. Cette réunion au caractère inédit se situe à la charnière historique de la sortie de la seconde guerre mondiale qui voit la planète divisée en deux blocs politiques adverses et à la veille d’un processus désordonné et perverti de décolonisation. Bandung reste dans la mémoire collective, du Sud au Nord du monde, comme le forum où, pour la première fois à ce niveau, dans une grande diversité de sensibilités politiques, des peuples en lutte contre le colonialisme et ceux d’Etats nouvellement indépendants ont exprimé leur désir de justice et de liberté face à l’hégémonie des puissances coloniales. 

L’assemblée de leaders et de militants venus du monde entier, politiquement hétérogène, est une synthèse anti-impérialiste construite sur le refus de la domination et de l’insertion subalterne dans l’ordre du monde formé autour des deux superpuissances concurrentes. C’est dans cette ville indonésienne, capitale symbolique des Suds, que le « Tiers-Monde », expression inventée par l’économiste Alfred Sauvy, a définitivement pris un sens politique, en contrepoint des conférences de Yalta et de Potsdam entre vainqueurs du nazisme et le partage du monde en zones d’influence. Bandung est le rejet d’une division hégémonique du monde dans une logique d’exploitation et de confrontation entre blocs antagoniques. 

Bandung, l’Algérie, la décolonisation 

Bandung est pour les Algériennes et les Algériens le moment décisif où la guerre de libération déclenchée le 1er Novembre 1954 trouve un écho et un soutien international qui dépasse le monde arabe. C’est au cours de cette réunion que la délégation du Front de libération nationale dirigée par Hocine Aït-Ahmed, un des acteurs historiques du mouvement indépendantiste, que se forge la doctrine de politique étrangère de l’Etat algérien en reformation révolutionnaire. Certes, les principes directeurs – anticolonialisme, anti-impérialisme et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – de la position internationale de l’Algérie indépendante avaient été déjà évoqués dans la proclamation fondatrice de novembre 1954, mais c’est dans cette ville indonésienne que le non-alignement énoncé quelques années plus tôt par Nehru et Chou En Laï se transforme en ligne concrète, et influence décisivement la politique étrangère de l’Algérie indépendante. Il s’agit bien de la première participation diplomatique nationale au sens plein du terme, élément déclencheur de la dynamique de reconnaissance par la communauté internationale de la lutte anticolonialiste algérienne : Bandung est le lieu où se trempent les orientations fondatrices des relations extérieures de l’Algérie.  

Pour les mouvements de libération à travers le monde, en Asie du sud-est et en Afrique tout particulièrement, la solidarité internationale souvent concrétisée en soutien politique et matériel effectif, a été un facteur significatif dans le succès de leur combat. Dans le cadre des Nations-Unies, l’action unitaire, souvent activement coordonnée, des pays présents à Bandung a un effet tangible. L’internationalisation de la question algérienne en février 1957 en est une illustration éloquente. Le souffle libérateur puissamment relayé sur l’île de Java balaye de vastes régions d’un monde jusqu’alors sous la botte coloniale. A chaque session de l’Assemblée générale des Nations unies, les puissances impérialistes ne peuvent que déplorer la « majorité automatique » qui s’oppose régulièrement aux diktats qu’elles prétendent imposer. Le processus de décolonisation entamé dans les années qui suivent la conférence de Bandung arrive à son terme historique, outre les territoires ultramarins sous autorité de puissances européennes, il ne reste aujourd’hui sur la planète que deux enclaves coloniales, la Palestine et le Sahara Occidentale. 

Mais l’élan de solidarité internationale encore vivace dans les années 1970, comme en témoigne la mobilisation des pays du sud en soutien de la lutte du peuple vietnamien, s’est progressivement distendu au fil des échecs, des reculs et des compromissions des régimes postindépendances dans de très nombreux pays. L’histoire a donné raison à Frantz Fanon qui dans le chapitre trois des « Damnés de la terre » intitulé « Les mésaventures de la conscience nationale » avait dépeint les modes réactionnaires, liberticides et prédateurs de gouvernement des bourgeoisies de pouvoir dans des pays certes formellement indépendants, mais durablement insérés dans le dispositif néocolonial. La contre-révolution alimentée en permanence par l’Occident dirigé par les Etats-Unis a effectivement sapé et remis en question les acquis politiques et sociaux de nombreux pays du sud. Pour contrer les forces de progrès et les mouvements populaires, l’impérialisme a recours à tous les moyens subversifs et promeut toutes les dictatures. Les coups d’états militaires, à Djakarta en 1965 et Santiago du Chili en 1973 restent des modèles de restauration libérale autoritaire antisocialiste. 

Loin de Bandung …  

Mais trois événements majeurs, sans liens les uns avec les autres, créent en 1979 une situation internationale nouvelle aux conséquences très importantes. Au cours de cette année cruciale, l’entrée de l’armée soviétique en Afghanistan, la révolution islamique en Iran et l’intervention au Cambodge de l’armée du Vietnam divisent profondément les opinions et les régimes politiques au sud du monde. La disparition du communisme bureaucratique par la désintégration de l’Union soviétique au tournant des années 1990, conséquence aussi de son aventure afghane, marque la victoire globale du capitalisme euro-atlantique incarné par le G7.  

La rupture majeure dans le continuum historique inauguré en Octobre 1917 par la révolution bolchévique a permis à l’Occident collectif de mener la première d’une série de guerres illégales contre des pays souverains. La destruction de la Yougoslavie, seul pays européen présent à Bandung et acteur majeur du mouvement des non-alignés se déroule dans le silence impuissant des pays du sud. Le « droit d’ingérence humanitaire », la « responsabilité de protéger » ou « la démocratisation » sont les arguments de la propagande impérialiste. Toute l’hypocrisie de ces proclamations se mesure à la lumière sanglante du génocide en cours à Gaza… 

Avec l’effondrement du camp socialiste, le libre marché s’impose comme l’unique modèle d’organisation économique. L’acronyme TINA pour « There is no alternative » selon Margaret Thatcher, est le mantra des évangélistes du capital. La chute du mur de Berlin et la disparition de l’hypothèse communiste en tant qu’alternative à l’ordre libéral ont eu un effet massif sur la démobilisation des forces de progrès et de justice à travers le monde. Le bloc socialiste n’existe plus depuis 1991, le marché unifie la planète sous l’égide impitoyablement antisociale des institutions de Bretton Woods qui imposent, via les programmes d’ajustement structurel, la doxa libérale aux économies du sud victimes de l’exploitation néocoloniale et de la corruption des élites de pouvoir. La maîtrise absolue des leviers de propagande par l’oligarchie occidentale sous la direction de l’impérialisme américain a amplifié le discrédit des thèses social-étatistes, ne laissant aux débats de politique économique que le choix entre marché dérégulé et marché plus ou moins encadré par les pouvoirs publics. Entre libéralisme occidental en mutation et marché planifié chinois… 

La disparition du socialisme d’Etat, encore théoriquement assumé par le Parti communiste chinois, a brouillé les frontières idéologiques et morales entre les pays du sud et l’Occident. Les alliances qui structuraient le monde bipolaire antérieur à 1991 ont virtuellement disparu. La trahison du peuple palestinien par la quasi-totalité des dirigeants arabes est révélatrice de leur soumission, dans l’indignité assumée, à l’ordre impérialiste. Mais la pierre de touche de ce jeu mouvant de recompositions diplomatiques est le pur intérêt matériel, personne n’est surpris d’apprendre que le Vietnam, hier fer de lance de la guerre anticoloniale, achète des armes à Israël et que Pékin est le principal fournisseur de l’entité sioniste. Entre rapport de forces et business, les lignes de principes qui installaient la démarcation entre pays intégrés au capitalisme global et ceux qui défendent un modèle alternatif sont effectivement brouillées. 

Le Brics, un pas vers la multipolarité  

L’arrogance occidentale qui s’exprime crûment à chaque sommet du G7, de l’Otan ou de l’UE a fini par provoquer une réaction de pays qui s’estiment marginalisés, peu respectés ou même menacés. Les sanctions brandies par l’Occident ont abouti à la nécessité de créer un espace où elles seraient inopérantes. L’architecte de la réponse à l’hégémonie est incontestablement la République Populaire de Chine. Une croissance phénoménale a permis à la Chine de passer en quelques décennies, de pays en développement au statut de puissance économique globale de premier plan. De concert avec la Russie stabilisée qui a retrouvé un statut souverain avec la prise de pouvoir de Vladimir Poutine, la Chine a joué en effet un rôle moteur dans la constitution du Brics, un groupe de pays désireux de s’affranchir de la tutelle de l’Occident pour ce qui concerne leurs échanges et les moyens de règlements financiers.  

Beaucoup espéraient l’avènement d’un contrepoids géopolitique susceptible de contrebalancer l’influence occidentale dans une perspective de refondation ou de redynamisation du mouvement des non-alignés. Mais l’élargissement du Brics en aout 2023 aux Emirats Arabes Unis, à l’Arabie Saoudite, pays activement insérés dans le dispositif impérialiste, a clairement confirmé le caractère prématuré de ces attentes. Le Brics n’est d’aucune manière une alternative à l’Occident en termes d’orientation idéologique ni en termes d’organisation sociale. Le Brics est un cadre de transactions commerciales et financières indépendant des circuits et canaux techniques et réglementaires occidentaux. Le Brics est, ultima ratio, une zone économique destinée à atténuer le poids du dollar américain dans les règlements entre ses membres et réduire l’impact d’éventuelles sanctions du G7.  

Cet espace libéral alternatif, où se retrouvent des pays, le Brésil et l’Inde notamment, parmi les plus inégalitaires de la planète, est régi par les logiques universelles d’échanges et de règlements du marché. Il s’agit néanmoins d’une inflexion, a minima, vers la multipolarité dans une dynamique d’expansion dont le périmètre n’est pas affirmé et dont le contour politique reste incertain. Mais au sein duquel le capitalisme, parfois atténué par le caractère social des politiques publiques et, c’est loin d’être négligeable, dénué d’héritage colonial, est le mode revendiqué de production et d’échange.   

Pour les pays du Sud, marginalement concernés par cette initiative, il ne fait guère de doute que l’alternative institutionnelle à la recomposition des rapports internationaux en cours, qui ne tient compte ni de leurs intérêts ni de leurs espérances, est dans la formation de regroupements régionaux, d’organisations économiques communes à l’image de l’Opep et la revitalisation d’instances régionales spécialisées comme les banques de développement inter-Etats. Il s’agit bien de la voie unique pour peser dans le rapport de force international. Les stratégies impérialistes de division et de balkanisation imposent la recherche de synergies et de coopération sud-sud.  

Il demeure qu’aucune sortie vers le développement économique et la prospérité n’est envisageable sans l’implication effective des populations. L’expérience de soixante ans d’indépendances marquées par les autoritarismes, les pronunciamentos et les présidences à vie confirme amplement que le préalable de l’Etat de droit et de l’extension du champ des libertés publiques est une condition nécessaire à la libération des énergies créatrices pour la construction de sociétés productives et équilibrées. 

La faillite morale de l’Occident collectif  

La fin de l’exploitation, l’amélioration des conditions des plus défavorisés, le partage équitable des richesses, l’instauration d’une authentique justice sociale sont à l’évidence des revendications très actuelles et portées par nombre d’acteurs de la Conférence de Bandung. Mais au nord comme au sud du monde, la victoire de la réaction a effacé ces revendications de l’agenda politique. Dans ce qu’il est convenu d’appeler le Sud global, à de rares exceptions près, les Etats demeurent sous la férule de régimes défaillants, corrompus et liberticides. Cette situation est particulièrement visible dans le monde arabe et en Afrique où, même quand ils disposent de ressources naturelles substantielles, ces Etats répressifs démontrent leur inefficacité face aux défis socio-économiques et incapables de répondre aux exigences de développement. 

Au Nord, la victoire globale du libéralisme en 1991 a pour conséquence l’approfondissement continu des inégalités et la concentration inédite du pouvoir et des richesses entre les mains des possédants. La banalisation de la précarité et le démantèlement méthodique de l’Etat social au profit des catégories nanties sont présentés comme une nécessité impérieuse sans dérogation possible. Le libéralisme déplore les déficits sociaux qu’il entretient sciemment tout en ouvrant de très importants crédits pour l’acquisition d’armements. Les médias de propagande et les réseaux sociaux, des oligopoles essentiellement contrôlés par des milliardaires ultralibéraux, sont massivement utilisés pour égarer l’opinion. La ligne éditoriale de ces médias, de plus en plus droitière se résume à une communication anxiogène omniprésente destinée à désigner des ennemis extérieurs et intérieurs. Cette approche parfaitement cynique est efficace, les idéologies racistes n’ont jamais autant prospéré. Dans son évolution financière globalisée, le capitalisme a accéléré le cycle de ses crises dont il se dédouane par la mystification et l’invention d’ennemis fantasmés. 

Comme lors de chacune de ses convulsions, le capitalisme occidental aujourd’hui en déclin manifeste retrouve sa tradition colonialiste et sa culture du racisme. La guerre sociale, hier masquée par la propagande nationaliste antisémite et aujourd’hui par une islamophobie hystérique, est propice à la réactivation d’un fascisme sous-jacent, consubstantiel au capitalisme. Derrière le populisme démagogique de médias qui nourrissent les diversions par le viol des consciences, les oligarchies du G7 et de l’Otan élaborent un monde de misère et d’apartheid pour garantir la captation des ressources collectives à leur bénéfice exclusif. La rapacité sans frein, la guerre et le racisme sont les fondements du capitalisme euro-atlantique.  

Sans qu’il soit besoin de remonter loin dans l’histoire, les millions de morts causés par les agressions criminelles de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Libye témoignent de la continuité d’une tradition de recours à la guerre et aux agressions justifiées par le mensonge et des prétextes éhontés. Les discours irresponsables des dirigeants européens mobilisés contre la Russie dans une absurde surenchère martiale confirment, dans toutes ses dimensions, l’actualité de ce tropisme meurtrier. 

Mais c’est dans le soutien constant à la guerre génocidaire infligée au peuple palestinien par le colonialisme israélien que se révèle l’étendue et la gravité de l’effondrement moral de l’Occident. Refusant d’assumer leur incontestable complicité, les dirigeants occidentaux contemplent sans ciller un carnage télévisé qui se déploie au quotidien depuis des mois. Loin des campagnes de propagande qui ont précédé les bombardements « humanitaires » de Belgrade ou de Tripoli ou les violences étaient d’une intensité infiniment moindres que celles qui se déroulent à Gaza. Le mensonge et la manipulation ne suffisant plus à bâillonner les opinions publiques, les dirigeants occidentaux, tout en s’adonnant à des contorsions sémantiques pour déplorer sans condamner le génocide, déchainent une répression policière contre celles et ceux qui osent exprimer leur solidarité avec un peuple colonisé, dépossédé et martyrisé.  

Face à ce théâtre de l’abjection et de l’inhumanité et sans autres moyens que des mobilisations citoyennes, les peuples continuent d’exprimer désarroi et indignation devant l’effondrement éthique des Etats, sanctionnant ainsi une rupture de plus en plus manifeste avec les élites de pouvoir au service de l’oligarchie. L’Occident collectif s’est fourvoyé dans une impasse dont il ne pourra sortir indemne, Gaza est la signature sanglante d’une irréparable fracture politique et morale. Cette exhibition très médiatisée de cruauté sadique dans le silence complice de ceux qui pourraient arrêter le génocide est sans précédent. La Civilisation Occidentale est ainsi mise à nu et les panégyristes de sa prétendue supériorité irrémédiablement discrédités.  

De Bandung à Gaza, la résistance des peuples 

Le génocide à Gaza et l’inconcevable forfaiture occidentale qui l’autorise définissent le contexte global de la commémoration de la réunion fondatrice d’avril 1955. La solidarité avec le peuple palestinien est aujourd’hui la cause première des nouveaux Bandung. Cet anniversaire est l’occasion naturelle de tenter l’esquisse d’un bilan, exercice nécessaire dans les temps troublés et incertains où tous perçoivent que l’humanité est à un tournant critique de son histoire.  

Quel est l’héritage de Bandung ? L’esprit enthousiaste et optimiste qui avait impressionné et inspiré tant et tant de militantes et de militants de la Liberté et de la Justice à travers le monde est il vraiment révolu ? Dans le sillage de l’éveil politique du tiers-monde, le mouvement des indépendances des années 50 et 60 du siècle dernier a constitué une étape majeure dans la décolonisation du monde. Mais, au fil de la contre-offensive impérialiste, certaines initiatives majeures, démocratiques et chargées d’espoir ont tourné court : la « Tricontinentale » a disparu avec le recul universel et vertigineux des idées de progrès, le « Mouvement des non-alignés » après avoir accouché d’initiatives louables, telles que le « Nouvel Ordre économique mondial » ou le « Nouvel ordre mondial de l’information » s’est sclérosé et n’apparaît que très sporadiquement à l’occasion de réunions formelles sans grand écho. Mais en dépit de ces revers, les idéaux de Bandung ne sont pas abandonnés. 

L’espoir d’un monde débarrassé des tyrannies est toujours présent, les modalités des luttes ont changé mais les générations nouvelles se lèvent et refusent avec détermination et inventivité le sort qui leur est promis par une hégémonie réactionnaire d’autant plus féroce qu’elle pressent la fin de son rôle historique. Le flambeau qui a largement échappé aux Etats et aux bureaucraties est aujourd’hui relevé par des militantes et militants, activistes de tous les horizons réunis dans le plus noble combat pour la paix, la justice et la solidarité. 

L’appropriation des référents politiques qui ont marqué les luttes décoloniales par la jeunesse du monde entier est un phénomène remarquable qui nourrit l’optimisme. Les idéaux de Bandung sont toujours actifs et, au grand désespoir des agents de l’impérialisme, ne peuvent être rangés dans les archives des illusions révoquées. Partout sur la planète, au nord comme au sud, des femmes et des hommes de tous horizons agissent et conservent l’espoir d’un monde démocratique, plus humain et solidaire. L’ère nouvelle annoncée il y a soixante-dix ans sur l’île indonésienne de Java inspire toujours ceux qui espèrent un monde débarrassé des guerres et de l’oppression. Les meetings et les mobilisations organisés à travers le monde pour célébrer cet anniversaire en affirmant la fraternité internationaliste avec la résistance du peuple de Palestine témoignent de la vigueur et de l’actualité des idéaux de Bandung. 

L’esprit de Bandung est vivant dans la solidarité avec le peuple de Gaza.