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Un Algérien dans le siècle : Entretien avec Ghazi Hidouci ( deuxième partie )

Algeria-watch 18 Janvier 2026

Pour en faciliter le suivi, la seconde partie suite de l’entretien avec Ghazi Hidouci a été scindée en deux ; la troisième partie sera postée à la fin de la semaine prochaine.

Dans cette seconde partie Ghazi Hidouci évoque les différentes phases des réformes économiques et politiques de leur première élaboration en 1985 à leur mise en œuvre jusqu’en juin 1991. Ces réformes majeures ne sont pas le produit d’un bureau d’études mais résultent d’échanges libres entre de très nombreux cadres algériens.  Cette démarche se déroule en même temps que le processus de négociation de la dette, contrainte éminemment pénalisante. En réponse aux émeutes du 5 octobre 1988, le président Chadli Bendjedid endosse la voie démocratique prônée par les réformateurs plutôt que l’État de siège voulu par le commandement de l’armée. Devant l’échec du gouvernement de transition dirigée par les militaires, le président confie le gouvernement aux Réformateurs le 5 septembre 1989. 

S’en suit une période complexe de 18 mois entre avancées démocratiques et tensions croissantes avec l’armée et les lobbies de la corruption associés à ses chefs. Le 5 juin 1991, les généraux imposent au président Chadli un état de siège au prétexte de mettre un terme à la grève générale et aux manifestations de rue (de moins en moins suivies) impulsées par le FIS.